Pompe à chaleur : quel modèle de PAC adopter ?

Depuis quelque temps vous pensez à changer le système de chauffage de la maison en le remplaçant par une pompe à chaleur ? Malheureusement vous vous retrouvez confus étant donné la multitude de modèles aussi différents les uns des autres que vous avez sur le marché. Aucun souci, pour vous retrouver, on vous dit tout sur les caractéristiques, les modèles et les différents prix que vous pourrez avoir. Vous serez mieux aguerris pour continuer votre projet !

Pompe à chaleur

Qu’est-ce qu’une pompe à chaleur ?

Encore appelée PAC, il s’agit d’un système de chauffage écologique permettant de faire chauffer un logement et dans des cas d’exception, de faire pareil avec l’eau sanitaire de la même maison. Le principe est très raccourci : la pompe à chaleur procède par extraction d’énergie en dehors de l’habitation. Elle injectait cette même énergie à l’intérieur d’un radiateur, ça peut varier en tant que plancher chauffant ou ventilo-convecteur. Tout dépend du type d’installation.

La pompe en question puise son énergie dans l’environnement et donc génère autant d’énergie que celle consommée. En outre, ce mécanisme vous fera 60 % en plus sur vos économies de facture liée au chauffage !

Comment fonctionne une pompe à chaleur ?

Le mode, bien qu’il soit simple, reste très ingénieux. La pompe se contente de capter les calories de chaleur contenues dans l’air, le sol ou le point d’eau se trouvant à proximité de l’habitation. La pompe viendra donc réinjecter les calories dans les pièces de votre habitation en forme de buées de chaleur et le tout est joué !

Pompe à chaleur aérothermique

Une pompe à chaleur aérothermique capte la chaleur de l’extérieur et la restituent à l’intérieur du logement. Il existe deux grands groupes de PAC :

⮚ Celui dit « air-air »

La particularité de cette pompe est qu’elle achemine l’air ambiant situé à l’extérieur vers l’intérieur. Les ventilo-convecteur grâce à qui elle y arrivent fonctionnent obligatoirement avec l’électricité. En été, certains modèles de PAC rendent l’inversement du système possible. Ce qui par la suite offre une sorte de climatisation. D’où le théorème du PAC réversible.

Dommage qu’ici, la performance est très réduite en hiver ceci dû au fait que l’air ambiant soit plus frais. Raison pour laquelle nous vous conseillons d’installer un chauffage d’appoint pour qu’il prenne le relais.

⮚ Celui dit « air-eau »

Ici, la pompe capte les calories de l’air à l’extérieur avant de procéder par diffusion en eau dans le système de chauffage. Ici vous pourrez en même temps chauffer de l’eau sanitaire et la maison. En amont reliée à une sorte de système de chauffage préalablement installé, cette PAC peut être raccordée à certains radiateurs également à eau chaude. Le résultat sera encore meilleur en y associant un plancher de basse température à caractère chauffant.

Du fait de la source de son énergie qu’elle puise dans l’air, ce type de PAC s’avère moins performant en hiver (avec une température de 0 °C). Pire encore, la température aux alentours des -7 °C, la pompe ne fonctionne quasi plus. L’on conseille donc de l’utiliser en guise de complément de chaudière capable de prendre le relais.

Pompe à chaleur géothermique

Celle-ci puise l’énergie au niveau du sol du jardin. Via des capteurs enterrés, la chaleur est retirée puis diffusée par chauffage central. Le ballon d’eau chaude ou des ventilo-convecteurs peuvent servir de canal. On l’installe selon deux position phares :

  • Par captage horizontal : la surface du jardin est bien plus grande que celle de la maison. Le réseau de captage est donc installé à environ 60cm-1.20 mètre ;
  • Par captage vertical : adapté pour les jardins plus restreints. Ici les capteurs sont plantés à 100 mètres de profondeur. Ce qui baisse leur sensibilité face aux changements de température.

L’avantage de ce type est que le fonctionnement ne tient pas compte des intempéries et donc ne requiert pas forcément un chauffage d’appoint. Seul bémol : son installation est plus longue en raison du forage qu’il faudrait créer. Le coût est donc plus élevé.

Pompe à chaleur hydrothermique

Très efficace pour des habitations qui se trouvent non-loin des points d’eau. Il est recommandé dans ce cas d’opter pour une pompe à chaleur. En puisant la chaleur de l’eau, elle véhicule une température élevée et de ce fait chauffe la maison ainsi que l’eau sanitaire. En été, vous pourrez l’utiliser en sens inverse pour avoir un effet rafraîchissant. En plus, celle-ci nécessite quelques démarches administratives étant donné que les sous-sols devront être modifiés. Et prévoir un forage double pour ne pas arriver en carence d’eau. Mais une fois installé, vous ferez cinq fois plus d’économies.

Entretien et prix d’une PAC

Pour une PAC dont la puissance est comprise entre 4-70 kW, l’entretien doit avoir lieu tous les 2 ans. Lorsque la puissance va au-delà, ce sera tous les 5 ans. Autant mieux s’enregistrer auprès des services d’entretien. L’installation complète s’élève entre 5 000 et 18 000 euros. Et donc, plusieurs aides mises sur pied comme la prime CEE et MaPrimeRénov’ pourraient vous aider à y arriver.

Les autres solutions pour chauffer sa maison écologiquement :

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